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THE GEROGERIGEGEGE (jp) - Tokyo Anal Dynamite (1990)






Label : Vis A Vis Audio Arts
Sortie du Scud : 1990
Pays : Japon
Genre : Harsh Noise Thrashcore
Type : Album
Playtime : 75 Titres - 35 Mins





Dans la série "on s'instruit pendant qu'on danse", introduite par le Professeur Choron, un petit détour au pays du soleil levant ne vous fera pas de mal.
Je sens la crainte, la peur dans vos yeux... Le Japon ? Musicalement, ça sent le coup fourré à plein nez. Et c'est un fait, bien qu'aujourd'hui mon but ne soit pas de vous faire découvrir une quelconque nouveauté déviante, mais bien un classique Noise tout ce qu'il y a de moins respectable.
Il me faut d'abord vous prévenir que cette chronique sera à l'image du disque qu'elle aborde. Sale, bruyante, irrespectueuse, et libre. Vous restez ? Je me sens moins seul.

J'aime introduire. Tout et n'importe quoi, mais spécialement l'oeuvre des cinglés qui ont durant toute leur carrière repoussé les limites de la blague bruitiste, parce que je les aime, mais aussi parce que souvent, ce sont eux qui ont bousculé l'ordre établi.
Je ne sais pas si l'univers de THE GEROGERIGEGEGE vous est familier. Ce collectif rassemblé en 1985 a agité la scène underground locale avec force agressions sonores et provocations on stage, et s'attaquer à leur discographie complète demande du courage et de l'abnégation. Actifs du milieu des années 80 à 2001, date de sortie de leur dernier effort, les japonais n'ont eu de cesse d'expérimenter, de changer de terrain de jeu comme de couches, passant au gré des sorties d'un Harsh Noise à de l'Ambient glauque, en passant par des structures un tant soit peu plus "Rock", dans le sens japonais du terme... Il est humainement impossible de se sentir concerné par toutes leurs interventions, certaines ressemblant à de simples blagues de pervers Scato (Masturbation Rarities, 昭和 (Shōwa) simple enregistrement de coïts, mais je vous fais grâce du reste...), mais leur agitation à de quoi laisser pantois, voire admiratif, surtout lorsqu'on connaît de "près" Tetsuya Endoh, alias Gero 30 ou Gero 56, qui avait la sale habitude de pratiquer l'onanisme sur scène... Merci Monsieur Sopalin, et à bientôt, et j'espère que le public prenait ses précautions...

On a souvent associé THE GEROGERIGEGEGE à la scène Harsh Noise de Tokyo, MERZBOW en tête, et il est vrai que certains "efforts" du collectif tendent à ressembler aux délires inécoutables du respectable Masami Akita. Mais je vous laisserai gravir cet Annapurna seuls. Par la face nord si vous préférez. J'ai moi même collecté leurs sorties pendant quelques années, et je me suis cantonné (...) aux exactions les plus supportables, atteignant le chiffre honorable de quarante collectibles... Parce qu'en plus, les flingués savent distiller l'art de la sortie confidentielle, sous des formats divers et incongrus... A vous de prendre des risques, et de laisser traîner vos oreilles au hasard de leur histoire, en comptant sur la chance. Mais comme je ne suis pas totalement égoïste, je vous donne quelques indices. Car parfois, ils ont tenté des choses plus "Rock", dans un sens très particulier et personnel, comme sur Sexual Behaviour in the Human Male, relativement écoutable, mais je dois avouer que le parangon a été atteint en 1990, cinq ans après leur naissance, avec le fabuleux, l'inégalable, Tokyo Anal Dynamite.

Résumer soixante quinze titres en à peine trente cinq minutes est dans ce cas relativement aisé. Vous prenez l'attitude "Fuck'Em All" de GG ALLIN, les bruitages irritant de MERZBOW, et la rapidité d'exécution sommaire des RAMONES, vous adaptez le tout selon le précepte "caca/chocolat" de Choron qui jouerait de la guimbarde avec les GORE BEYONG NECROPSY, et vous obtenez une grosse demie heure de n'importe quoi, comme une sorte de Thrashcore/Grind primaire et bruyant, qui ne souffre d'aucune limite.
Voici donc la conception "Rock" de THE GEROGERIGEGEGE. Des "morceaux" qui ne dépassent jamais la minute (vous pouvez vérifier, le chiffre 0 précède toujours les quelques secondes), introduits la plupart du temps par un tonitruant "one, two, three, four", à la RAMONES (dont on retrouvait la photo sur la pochette de Showa, c'est vous dire l'hommage), beuglé par le frontman Juntaro Yamanouchi, qui selon la légende, à disparu en 2001, interné, mort, ou tout simplement retiré du business...

Tokyo Anal Dynamite n'est pourtant pas l'album le plus bourré à craquer des japonais. On trouve en effet 338 chansons sur Recollections of Primary Masturbation (oui c'est possible, et histoire de vous la mettre bien profond, les pistes ne sont même pas divisées en morceaux...), mais c'est en tout cas le plus accessible et le plus "formel" du collectif. A moins qu'entendre un homme faire caca après avoir compté jusqu'à quatre soit votre conception de la logique et de la cohérence (Night EP, inécoutable, indispensable), Tokyo Anal Dynamite est ce qui ressemble le plus à de la "musique", en tout cas dans notre optique bruitiste et Grind travaillée avec les années.
Pas de chichis, batterie à la Mick Harris, riffs de guitares indiscernables, bruits, larsens, faux contacts, amplis pas reliés à la terre, et hurlements de fantôme chinois/japonais de Juntaro Yamanouchi qui s'en donne à coeur joie dans son rôle de Monsieur Loyal/Joey Ramone de l'Est. C'est bien sur uniforme, unidimensionnel, le but avoué est de faire le plus de bruit possible, le plus rapidement possible, en live je vous prie, et de n'avoir aucune empathie pour son public... Qui après tout, savait très bien ce qu'il était venu chercher.
On peut appréhender ça de plusieurs façons. Comme un happening (terme en vogue dans les 60's), comme une performance (terme en vogue dans les 80's), comme une blague de premier ou dernier choix (toujours à la mode en 2015), ou comme une thérapie bruitiste qui assimilait le concept de SORE THROAT (101 morceaux tous semblables), en l'intégrant à la fulgurance des RAMONES, tentant de disséquer le Punk de la fin des 70's à la manière des scientifiques du Camp 731.

Pour le commun des mortels et musicophiles, c'est inécoutable. Les plus raisonnables et modérés des fans de Noise y verront une unique piste découpée en 75 morceaux histoire de faire joujou, et ils n'auront pas tort. Mais j'aime voir dans cet "effort" une certaine forme d'extrémisme fascinant, et une certaine déviance par rapport au Noise/Grind qui en 1990, semblait vouloir acquérir une forme de respectabilité pas forcément légitime. Ici, rien n'est respecté justement, on prend une idée, on la pousse au fond, et on attaque comme on peut, en faisant le vacarme le plus assourdissant possible. C'est peut être une forme nippone de décalage du séminal Land Speed Record d'HUSKER DU, mais c'est une curiosité, pour le moins, et ça reste assez remarquable dans sa grandeur futile...
Mais il me fallait en parler, moi le grand spécialiste des flingués en tout genre, ne serait ce que pour le culte dont cet album fait l'objet depuis des décennies. Et puis, là dessus, pas la peine d'essayer de danser, même avec sa petite nièce...

Vous pouvez tenter l'intégrale, vous avez le droit. Mais en tant que fans de Metal, Tokyo Anal Dynamite et dans une moindre mesure Sexual Behaviour in the Human Male (mais là, attention, ça flirte parfois avec la Pop décalée Japonaise de l'époque, ou un homme qui se masturbe en appelant une femme...) sont bien les seules sorties de THE GEROGERIGEGEGE qui peuvent vous concerner...
J'aime bien le Japon en fait. Il faudra que j'y aille un jour. A la recherche de Yamanouchi, peut être exilé quelque part, horrifié par son travail passé. J'irai le consoler en lui disant que seuls les fous peuvent savoir ce qu'est la réalité...



Ajouté :  Mardi 01 Décembre 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Hits: 1734
  
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