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BLACK METAL SATANIQUE : Les Seigneurs Du Chaos (2005)





Auteurs : Michael Moynihan et Didrik Soderlind
Traduction : Sylvia Rochonnat
Langue : Français
Parution : 2005
Maison d'édition d'origine : Feral House
Maison d'édition Française : Camion Noir
Nombre de pages : 530
Genre : Etude anthropologique et factuelle de société
Dimension : 15 x 21 cm
ISBN-10 : 2910196399
ISBN-13 : 9782910196394






S’il est un courant qui a suscité de nombreuses interrogations, craintes et autres paranoïas ambiantes, c’est bien le Black-Metal. Certains décrivent le style comme étant le plus dangereux qui ait jamais existé, d’autres n’y voient qu’un barnum gigantesque, servant de refuge à de pauvres imbéciles friands de sensationnalisme bon marché, sachant à peine maîtriser quelques notes sur leurs instruments.
On ne peut nier certains fait, et notamment l’exploitation d’une imagerie d’Epinal par certains groupes, plus axés sur l’aspect visuel et provoquant, que par une philosophie sincère et sombre.
C’est justement sur ces points que les deux auteurs de Lords Of Chaos ont basé leur étude.
Ils insistent bien évidemment dans leur ouvrage sur la part du Lion, à savoir la scène Norvégienne, sa naissance, ses origines, les faits qui l’ont constituée et les conséquences qu’on pu avoir les actes de ces principaux meneurs.
Il devient alors évident que les deux figures emblématiques choisies ne pouvaient être que Oystein AARSETH (Euronymous) et Varg VIKERNES (Count Grishnackh), et une part importante du livre est d’ailleurs consacrée à ce dernier.
L’ouvrage, centralisé sur l’Inner Circle et tous des débordements criminels, propose d’analyser les influences qu’ont pu subir les acteurs de cette période noire, située entre le début des années 90, et 1994. Les auteurs partent donc des origines du Black-Metal, à savoir les groupes VENOM, HELLHAMMER et BATHORY, souvent considérés comme les inspirateurs de toute la vague nordique, mais aussi de KING DIAMOND, dont on oublie bien souvent qu’il fut un des rares musiciens de Heavy-Metal à être intronisé par l’église de Satan.
Pour le cas de VENOM et HELLHAMMER, on s’aperçoit bien vite (mais comment pouvait on l’ignorer ?) que seul l’aspect provocant de la cabalistique satanique présentait un intérêt, et que le but du jeu restait de choquer le public pour attirer l’attention.
Selon les auteurs, ce message fortement teinté de second degré n’aurait pas été interprété de la bonne façon par des gens tels qu’Euronymous, qui auraient pris cela un peu trop sérieusement.
La description au fil des pages du fondateur du mythique MAYHEM révèle un individu au caractère contradictoire, et le dévoile sous un jour tantôt glorieux (il assume presque à lui tout seul la paternité de la scène Norvégienne), tantôt pathétique (son sens des affaires pitoyable, sa bisexualité, son attrait pour le communisme, son coté mythomane). Tant est si bien qu’on en viendrait presque à prendre en pitié un homme qui n’a voulu qu’une seule chose dans sa vie, promouvoir la culture d’un genre musical qu’il affectionnait plus que tout.
Le traitement réservé à Vikernes est tout autre, de part une étude beaucoup plus fournie (ce qui semble logique, étant donné qu’il est toujours en vie et en activité, contrairement à Aarseth), et une approche différente, plus ambiguë, à l’image du personnage lui-même. Un personnage haï par presque tous, et qui continue de répandre sa bonne parole derrière les barreaux de sa prison.
Une mince place est faite au meurtre d’Aarseth par Vikernes, et une fois de plus, les versions divergent. Alors de la légitime défense au crime prémédité, nous n’en saurons pas plus, et c’est sans doute tant mieux, car il devient évident qu’il faut replacer ce meurtre dans un contexte adéquat, à savoir une haine farouche entre deux hommes se disputant un leadership ô combien contesté. Rien d’occulte la dedans, mais une simple histoire d’ego et d’argent, très bien rapportée par les auteurs qui ne prennent pas parti, et se contentent de retranscrire diverses interviews et rapports de police.
Une petite place est faite aux outsiders, assassins et autres brûleurs d’églises, tels qu’Insahn et Samoth d’EMPEROR, ou encore Bard EITHUN, responsable du meurtre d’un homosexuel. Une fois de plus, la parole leur est donnée, et on réalise vite qu’ils se sont retrouvés en état d’émulation, chacun essayant à son tour d’exprimer sa personnalité de manière plus extrême que ses voisins.
On constate à quel point surtout ces musiciens bardés de clous et grimés à outrance cachent des hommes très intelligents, et responsable de leurs actes.
Le livre décrit ensuite toute la frénésie qui a pu agiter la presse locale qui s’est emparé de tous ces évènements plus ou moins macabres pour faire un amalgame de théories fumeuses. Rien n’était trop spectaculaire pour attirer le lecteur, et le phénomène dépassa ses créateurs, qui finirent tous ou presque en prison.
Le cas de Vikernes devient alors intéressant en nous permettant de découvrir tous les liens qui unissent les idéologies Sataniste, Odiniste et le Fascisme. En effet, beaucoup de musiciens firent dériver leurs modes de pensée, vers une sorte d’assimilation entre la misanthropie totale du satanisme, qui rejette toute forme de compassion, et les idéaux nauséabonds de l’Asutra (Philosophie nationaliste), très proches de la politique d’extrême Droite, avec ce fort sentiment d’identité culturelle unique.
On s’aperçoit alors que la frontière entre Satanisme poussé et Nationalisme primaire est plus que ténue, et les témoignages sous forme d’interview de figures essentielles comme Anton LaVey (fondateur de l’église de Satan), ou encore Simen Midgaard (fondateur à Oslo d’une branche de l’Ordo Templi Orientis), couplées à un historique de la Norvège (pays ou les membres de l’église Luthérienne font partie intégrante des instances dirigeantes), et de sa grande tradition paganiste, renvoient à la conclusion que la base réelle du Black-Metal norvégien ne dépend pas du satanisme au sens concret du terme (sacralisation de l’ego, au sens littéral), mais bien du culte d’Odin et des préceptes païens proscrits il y a de nombreux siècles.
Les derniers chapitres du livre abondent dans ce sens, avec la description des répercussions qu’ont pu avoir les agissements de l’Inner Circle dans d’autres pays comme l’Angleterre, la France (avec l’affaire des frères Mignoni), ou encore l’Allemagne, avec le cas ABSURD et Hendrik MÖBUS. On note très souvent que de jeunes adeptes d’un satanisme de pacotille sont la plupart du temps récupérés par des organisations d’extrême droite, misant sur un amalgame dangereux d’idées très proches.
Le cas de certaines affaires ayant eu lieu aux Etats-Unis accrédite cette thèse, les meurtres trouvant le plus souvent racine dans les origines populaires du satanisme (rituels, sacrifices d’animaux, nécrophilie), pour un pays n’ayant pas vraiment d’identité raciale bien définie.

Au final, un ouvrage assez complet qui à le mérite de faire un bilan honnête d’un pan de l’histoire du Metal qui a trop souvent donné lieu à des interprétations tenant plus du fantasme que de la réalité, et qui contrebalance les opinions trop subjectives des médias et autres témoins externes par les avis souvent nuancés de spécialistes (au niveau religion et sociologie).
On réalise au final, grâce à cette édition revue et augmentée que les protagonistes directs de tous ces évènements ont maintenant évolué, et souhaitent laisser le passé là où il est, sans toutefois regretter leurs actes.
Et sans trop se tromper, on en conclut que la situation géographique à beaucoup joué sur l’Histoire, et que les auteurs (des faits) se sont laissés emporter par un trop grand désir de reconnaissance, et par leur aversion pour une société qui ne voulait pas d’eux.


Ajouté :  Mardi 13 Janvier 2009
Chroniqueur :  Mortne2001
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